Arrivée tardive, dodo et doux rêves ...
La ville se dévoile - enfin ! - au réveil : ses pentes , ses ruelles, ses escaliers étroits, ses petits pavés polis - sûrement glissants les jours de pluie -, ses boutiques aux devantures parfois désuètes, son tramway jaune qui, sous une allure de gros jouet, n'en n'est pas moins féroce. Il frôle nos mollets en lançant un retentissant "triiiiiiiiing" de mise en garde: "Pousse toi d'là, j'arrive !"
Tout en bas, la vaste Praça do Comércio s'ouvre largement sur sa majesté le Rio Tejo. Fleuve imposant dont le flot épais, à la couleur changeante, progresse sans faillir vers l'océan tout proche.
Et que dire de cette belle lumière, si particulière ?
Et hop, c'est parti ! Les pages de mon carnet sont encore toutes blanches. Un premier petit croquis dans l'avion ...
Lors des prochains articles, je vais tourner les pages du carnet que j'ai rempli avec beaucoup de plaisir durant les quelques jours passés à Lisbonne en compagnie de Miss Trop et Marie Vagabonde.
carnet 23x23
L'été qui débarque avant le printemps, le plaisir de retrouver les amis-sketchers, de ressortir les crayons, les couleurs ... Une journée pas très productive mais tellement agréable !
berges du Rhône, quai Augagneur LYON 3e - format 41x29
"Montrer en dissimulant, briser et faire trembler la ligne directe, tracer en musant, les détours de la promenade et les pattes de mouche du pinceau rêveur, voilà ce qu'aime Zao Wou-Ki, et, tout à coup, avec le même air de fête qui anime campagnes et villages chinois, le tableau apparaît, frémissant joyeusement et un peu drôle dans un verger de signes."
Voici ce qu'écrivait Henri Michaux en 1952 lorsqu'il découvrit les carnets de voyages de Zao Wou-Ki, jeune peintre chinois, arrivé depuis peu en France ...